Rencontrer ses élu·es, un droit en démocratie

Portrait d'Éliane

Éliane Legault-Roy
Consultante principale, fondatrice

Les élections battent leur plein et si de nombreux groupes redoublent d’effort pour porter leurs revendications aux oreilles des candidat·es et électeurices, le vrai travail d’influence débutera le 6 octobre, lorsque nous saurons qui aura été élu.

Pourquoi rencontrer les élu·es?

Il y a plusieurs bonnes raisons de rencontrer les élu·es pour un organisme communautaire. Il peut être pertinent de simplement se présenter afin d’entamer la relation ou encore parce qu’on souhaite devenir un interlocuteur privilégié à propos de notre domaine d’expertise. On peut aussi rencontrer les élu·es dans le cadre d’une campagne portant sur des revendications, afin d’expliquer en quoi celles-ci ont un impact dans la circonscription ou encore pour faire une demande précise comme débloquer un financement, obtenir un fonds discrétionnaire ou demander un appui.

Contacter les élu·es

Même avec d’excellentes raisons de rencontrer les élu·es, cela peut parfois être intimidant. Il faut toutefois se rappeler qu’iels sont en poste pour servir la population (donc nous, entre autres!). En ce sens, pas besoin de se casser la tête : on peut simplement envoyer un courriel à l’élu·e pour demander une rencontre en indiquant qui on est et le but de la rencontre. Il faut parfois s’armer de patience et ne pas hésiter à relancer régulièrement le bureau du ou de la député·e mais normalement, on réussit assez facilement à obtenir une rencontre.

Préparer sa rencontre

La première règle est de se préparer à se présenter de façon large et claire comme on le ferait devant une classe. Préparer quelques chiffres clefs pour marquer l’imaginaire, présenter les grandes lignes des activités de l’organisme sans oublier de préciser son ancrage dans la communauté, sont autant de façons de démontrer l’ importance de sa mission.

Il est également essentiel de laisser l’élu·e parler. D’une part les gens aiment parler d’eux-mêmes et de leurs projets et donc cela rend la rencontre plus agréable pour tout le monde mais aussi, l’élu·e pourra ainsi transmettre des informations précieuses sur ellelui, ses dossiers et les sujets qui intéressent son parti.

Faire une demande concrète

Si on rencontre un·e élu·e dans le cadre d’une campagne ou pour demander quelque chose, il est essentiel que la personne ait la capacité de nous aider, sans quoi la rencontre est un peu en vain.

En ce sens, il est essentiel de demander quelque chose de réaliste. Bien sûr, on veut mettre fin à la violence envers les femmes ou à la pauvreté mais, présenté comme ça, la personne devant nous risque d’acquiescer, de nous remercier de notre visite et de ne donner aucune suite à la rencontre.

Cependant, poser une question en chambre, appuyer un projet de loi, participer à une sortie médiatique, partager de l’information ou soutenir financièrement un projet avec un fonds discrétionnaire sont toutes des actions qui sont accessibles à l’élu·e et peuvent contribuer à l’objectif plus grand que porte l’organisme.

Assurer un suivi

Peu de temps après la rencontre, il est judicieux de faire parvenir un message de remerciement. Celui-ci peut s’accompagner d’un rappel des points discutés, des demandes formulées et de nos attentes pour la suite. On peut joindre à ce courriel des documents ou des liens dont il a été question lors de la rencontre.

Quelques temps plus tard – quelques mois si on n’a pas fait de demande pressante – il est de bon ton de faire un suivi. Un simple « je voulais simplement vous rappeler de ne pas hésiter à vous contacter si vous avez quelque question que ce soit à propos de … » nous rappellera à la mémoire de l’élu·e et de son équipe.

Vous voulez aller plus loin?

bête féroce offrira un webinaire gratuit sur le sujet le 19 octobre prochain de 11h30 à 12h30.

Pour l’inscription, c’est par ici :

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Éliane Legault-Roy
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