Comment repenser notre présence en ligne à l’ère numérique actuelle?

Érica Brulé
Consultante – stratégie & médias sociaux

En 2024, la portée organique moyenne d’une publication Facebook a chuté sous les 5 %. Autrement dit, 95 % des personnes qui vous suivent ne voient plus ce que vous publiez. Dans ce contexte, les organismes doivent absolument repenser leur présence en ligne pour continuer à mobiliser les troupes.

Vous l’avez peut-être remarqué, il y a un épuisement numérique qui plane sur le milieu communautaire. On le sent dans les équipes de communication réduites, dans les organismes qui publient par automatisme, dans les gestionnaires qui n’arrivent plus à suivre le rythme des plateformes. Les algorithmes changent, la portée organique s’effrite et pendant ce temps, la désinformation et les discours polarisants se propagent plus facilement que nos appels à la solidarité.

Voici quelques pistes de réflexion pour garder le cap au travers de tout ça!

1. Les vieilles recettes ne fonctionnent plus

Il fut un temps où être « présent·e » sur les médias sociaux suffisait. Aujourd’hui, publier régulièrement ne garantit plus d’être vu·e, encore moins d’être entendu·e. Les algorithmes privilégient ce qui choque, divise ou retient l’attention le plus longtemps possible. Les organismes communautaires, eux, tentent de faire passer des messages nuancés, humains, porteurs de changement : tout ce que les plateformes ont de la difficulté à valoriser.

Résultat =  beaucoup d’énergie investie pour peu de retombées visibles et parfois, le sentiment d’avoir perdu la maîtrise de ses propres messages. Publier plus n’est pas communiquer mieux.

2. Repenser ≠ recommencer tout à zéro

Il ne s’agit pas de tout jeter à la poubelle, mais de repenser notre rapport au numérique. De sortir du réflexe de présence à tout prix.

Trois pistes concrètes :

  1. Alléger et prioriser. Mieux vaut être réellement actif·ve sur une ou deux plateformes que d’être en mode survie sur cinq.
  2. Être stratégique dans son contenu. Savoir à qui on parle, pourquoi et avec quel ton : c’est ce qui donne du sens à chaque publication.
  3. Créer des espaces qui nous appartiennent. Les infolettres, les sites web, les blogues, les balados : ces lieux plus stables permettent de raconter vos histoires sans dépendre entièrement des GAFAM.

La clef n’est pas d’être partout, mais d’être pertinent·e  là où on est!

3. Retrouver un sens et un souffle collectif

Repenser notre présence en ligne, ce n’est pas seulement une question de performance : c’est une question de pouvoir d’agir. C’est décider d’utiliser le numérique comme un outil de lien, de solidarité et de mobilisation, pas comme un fardeau de plus.

Nous avons besoin d’espaces numériques où nos valeurs trouvent leur place, où la nuance peut exister, où la mobilisation peut encore rassembler… Et ces espaces ne peuvent exister que si on les construit. 🙌

bête féroce accompagne justement les organismes communautaires qui souhaitent revoir leurs stratégies numériques, alléger leur charge de communication et retrouver du sens dans leurs messages. Si vous sentez que votre présence en ligne a besoin d’un peu de fraîcheur (ou d’un bon plan de match), écrivez-nous! 🐆

 

Érica Brulé
Gestionnaire des médias sociaux

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